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Parpaings & Incidents de voiture...

vendredi 17 octobre 2008, par Gérard Bordas


Notre vaillante petite Citroën C15 (à qui nous avons réussi, à force de persuasion, à faire croire qu’elle est une version 4x4) nous ayant fait faux bond pour cause d’étrier de frein défectueux, nous partons à Katibougou avec le break Volkswagen qui lui, ne se faisant aucune illusion quant aux qualités de sa transmission intégrale, connaît quelques soucis de direction assistée.

Après quelques passages assez chauds dans la boue de la piste nous arrivons sur le chantier où notre équipe est déjà au travail.

Aussitôt nous sommes accueillis par des sourires et des plaisanteries amicales de la part de la plupart de nos constructeurs. Voilà bien une caractéristique du peuple Malien dans sa grande majorité : la convivialité.

Nous assistons à la fabrication artisanale sur place du parpaing local, ce vague cousin de notre « bloc de béton creux » ou BBC. Les techniques de construction sont ici fort différentes des nôtres mais non surprenantes pour qui connaît quelque peu le pays.

Être un âne au Mali...

Le plus surprenant étant qu’il suffit de traverser le village en jouant le sergent recruteur pour trouver toute la main d’œuvre nécessaire du terrassier au puisatier en passant par le fabriquant de séco (paille tressée) ou le charretier avec son âne……Nous avons pu d’ailleurs constater qu’être un âne au Mali est une anomalie tant la pauvre bête est mise à rude épreuve.

En l’occurrence, dans notre attelage, le plus mulet des deux n’est pas celui que l’on pense !

Il faut dire à la décharge du charretier que les Maliens ayant une vie très dure pour eux mêmes n’ont pas le même rapport que nous avec l’animal, celui-ci n’étant ici considéré que comme un outil ou une nourriture.

Incidents de la route

Nous sommes ensuite partis pour Samayana où nous devions rencontrer le directeur du collège pour lancer un jumelage avec une classe de 5ème du collège d’Ussel en Corrèze.

La route principale étant impraticable, Moussa nous conduit par une piste annexe où après deux kilomètres nous nous trouvons face à un important trou d’eau...

Installé à l’avant avec lui je lui soumet l’idée d’aller sonder l’obstacle avant de nous y engager mais devant son assurance à passer je garde pour moi mes appréhensions.

Nous nous élançons, et ce qui devait arriver arriva, nous nous trouvons immobilisés en plein milieu du trou avec de l’eau au niveau des portières.

Nous commençons alors à placer en hauteur tout ce qui craint et à enlever nos chaussures.

Bien nous en a pris car une fois pieds nus et les pantalons retroussés sur les mollets, nous ouvrons les portes et aussitôt 10 cm d’eau envahissent l’habitacle...

Nous pensons alors à téléphoner à notre maçon afin qu’il nous envoie une équipe mais les portables ne passant pas dans le coin, Moussa et moi partons à pied chercher du secours, Lassine et Gérard restant pour garder la voiture.

Arrivés au village heureusement équipé d’un garagiste et d’un tracteur, nous avertissons notre maçon Sanogo de l’infortune qui nous frappe et le voici aussitôt parti avec une équipe armée de pelles et de pioches.

Lorsque nous revenons sur les lieux avec le tracteur nous trouvons la voiture sur le sec et Gérard nous raconte que les énergiques gaillards ont réussi l’opération de renflouement aidés de l’épouse de l’adjoint du chef qui passait par là, lui restant en bon toubab à pied sec retranché derrière sa caméra immortalisant le scène.

Ensuite, notre voiture est remorquée vers l’atelier où après nettoyage des injecteurs elle consent à redémarrer.

Rencontre du petit Zaccharia

Après le pique-nique sous un arbre à karité nous nous rendons chez l’adjoint du chefà qui nous remettons deux boites de lait maternisé premier âge pour le fils de sa nièce.

En effet, il nous avait fait part quelques jours auparavant du décès de l’infortunée maman morte en couches et qu’ils avaient des difficultés à alimenter le nourrisson.

Nous fîmes ainsi connaissance avec le petit Zaccharia déjà orphelin pas plus tôt arrivé sur la terre des hommes.

Nous rentrons sans encombre dans l’après midi et le soir, Gérard et moi sommes invités à souper par l’écrivain Albakaye Ousmane Kounta chez qui nous passons une délicieuse soirée.

A bientôt pour un nouveau communiqué ; Kanbe

Sédou Traoré alias Gérard Boubacar Keïta alias Claude

Cet article est lié aux thèmes suivants :

Construction, rénovation |

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